Politique du Burkina Faso Le Président actuel, Blaise Compaoré, est au pouvoir depuis le 15 octobre 1987 à la faveur d’un coup d’état au cours duquel son prédécesseur et frère d’armes, Thomas Sankara, a été tué. La période ayant suivi ce coup d’État a été dénommée "Rectification" par ses auteurs, en référence aux dérives et à l’autoritarisme dont le président Sankara a été accusé.
La Constitution du 2 juin 1991, adoptée par référendum, a instauré un régime semi-présidentiel ouvert au multipartisme: Le Président du Faso, élu par le peuple pour cinq ans à un scrutin à deux tours. Il ne peut être réélu qu’une seule fois (sauf pour Blaise Compaoré). L’Assemblée nationale est la seule instance législative du pays. Elle peut être dissoute par le président du Faso. Il existe également une chambre constitutionnelle, composée de dix membres et un conseil économique et social dont le rôle est purement consultatif.
|
Le territoire du Burkina Faso est divisé en 13 régions et subdivisé en 45 provinces, 350 départements, 359 communes de plein exercice dirigées par des maires élus et 8000 villages environ.
La langue officielle est le Français. De nombreuses langues nationales sont parlées dont les plus courantes sont le Moore, le Dioula, Gulmancéma et le Foulfoulde.
Depuis son indépendance en août 1960, le Burkina Faso a connu plusieurs régimes politiques: État de droit et État d’exception. À partir de 1991, le pays a opté pour un système politique démocratique en adoptant une constitution par voie référendaire et en organisant des élections présidentielles et législatives.
Aujourd’hui, des institutions républicaines sont mises en place: Les élections du premier et du deuxième Président de la 4e République respectivement en 1992 et 1998. Les élections législatives en 1992, 1997, 2002 et 2007. L’installation de la chambre des représentants. La mise en place de l’appareil judiciaire. Il s’agit donc d’un État démocratique à trois pouvoirs qui sont: le pouvoir exécutif assuré par le Gouvernement, le pouvoir législatif composé d’une Assemblée Nationale et d’une Chambre des Représentants, le pouvoir judiciaire. En outre, d’autres institutions viennent consolider l’état de droit. Ce sont notamment: le Médiateur du Faso, le Conseil Economique et Social (CES), le Conseil Supérieur de l’Information (CSI), et la Commission Nationale de la Décentralisation (CND).
|