Langues
Religion
Blaise Compaoré

Superficie:
274'200 km2
Pays limitrophes: Situé en Afrique de l’ouest, le Burkina s’étend sur une superficie de 274 120 km2 sans débouché sur la mer, il est entouré par 6 pays : le Bénin, la Cote d’Ivoire, le Ghana, le Mali Le Niger et le Togo. Trois fleuves (le Mouhoun, le Nazinon et le Makambé) drainent le pays. Le point le plus proche de l’Atlantique est éloigné de 500 km. L’altitude moyenne des plateaux est de 500 m. le point le plus haut, le Tenakourou culmine à 747 m et se situe à l’ouest du pays.


Ayant un climat tropical, le pays n'a que deux saisons, une saison sèche et une saison des pluies. Le pays est un dégradé de ce qu'on peut trouver en Afrique: La pointe nord est désertique, avec le Sahel et se transforme graduellement en savane lorsqu'on va vers le sud. On y trouve même des forêts dans la région de Bobo-Dioulasso et Banfora ainsi que vers Gaoua et les frontières ivoiro-ghanéennes.

Hydrographie
Quoique peu élevé et relativement peu arrosé, le Burkina a un réseau hydrographique assez important, surtout dans sa partie méridionale. Les cours d’eau se rattachent à trois bassins principaux: les bassins de la Volta, de la Comoé et du Niger.

Le pays devait son ancien nom de Haute-Volta aux trois cours d’eau qui le traversent: le Mouhoun (anciennement Volta Noire), le Nakambé (Volta Blanche) et le Nazinon (Volta Rouge). Le Mouhoun est le seul fleuve permanent du pays avec la Comoé qui coule au sud-ouest.

La Volta
est un fleuve d'Afrique centrale et de l'ouest qui se jette dans le golfe de Guinée. Elle est formée par la confluence de la Volta Noire - aujourd'hui: Mouhoun, la Volta Blanche - aujourd'hui: Nakambé et la Volta Rouge - aujourd'hui: Nazinon. Ce fleuve donna autrefois son nom à un pays, la Haute-Volta, avant qu'il prenne le nom de Burkina Faso en 1984.

Le lac Volta,
e plus grand lac artificiel du monde, s'étend du barrage Akosombo au sud-est du Ghana jusqu'à la ville de Yapei à 1500 kilomètres au nord. Ce lac produit de l'électricité, permet le transport fluvial, et est une ressource potentielle pour l'irrigation et la pisciculture.

Le bassin de la Volta
Le plus important, il s’étend au centre et à l’ouest du pays sur une superficie de 178 000 km2;. Il est constitué par trois sous-bassins majeurs: ceux du Mouhoun, du Nakambé et de la Pendjari. Les eaux de ses bassins se rejoignent au centre du Ghana, où elles forment le lac Volta.

Le Mouhoun (Volta Noire)
Seul cours d’eau permanent avec un bassin versant de 92 000 km2;, prend sa source sur le versant nord du massif gréseux de la falaise de Banfora, dans une région où les précipitations dépassent 1 000 mm par an. Il coule d’abord vers le nord-est puis s’infléchit brusquement vers le sud. Au confluent du Sourou, le bassin versant du Mouhoun et ses principaux affluents (Plandi, Kou, Voun Hou) fournissent un débit moyen de 25 m3;/s. Ce débit est (cependant très irrégulier. Le principal affluent du Mouhoun est le Sourou, rivière à pente peu accusé, qui draine l’ancienne plaine lacustre du Gondo dont le bassin versant est de 15 200 km2; ce bassin, presque totalement sahélien ne produit que de faibles écoulements. À l’état naturel, lors des décrues, le Sourou alimentait le Mouhoun. Depuis 1984, les ouvrages de dérivation et de contrôle installés à l’amont de la confluence avec le Mouhoun permettent le stockage de 250 millions de m3; dérivés des crues d’hivernage et de restituer le surplus dans le Cours aval du Mouhoun pendant la saison sèche. Changeant brusquement de direction après la boucle du Sourou, le Mouhoun coule vers le sud-est puis plein sud, formant frontière avec le Ghana. Il parcourt le pays sur une distance d’environ 860 km.

Le Nakambé (Volta Blanche)
Il prend sa source à l’est de Ouahigouya, dans une région qui reçoit 500 à 600 mm d’eau par an. Il draine un bassin versant de 50 000 km2;. Il draine toute la partie centrale et le nord du plateau central et ne coule que pendant la saison des pluies. Les premiers écoulements intermittents peuvent se produire en mai, mais ce n’est qu’en juillet/août que les débits deviennent permanents à la station de Wayen et se renforcent vers l’aval pour atteindre à Bagré un, débit moyen de 145 m3;/s en août:

Le Nazinon (Volta Rouge)
Lui et son principal affluent la Sissili, drainent la partie sud-ouest du plateau central avec un bassin versant de 20 000 km2; . Leur régime hydrologique est très voisin de celui du Nakambé.

La Pendjari
Il forme la frontière sud-est du Burkina avec le Bénin, reçoit en rive droite trois affluents - le Doudodo, le Singou et la Konpienga. dont les bassins versants totalisent 21 600 km2;. Ces affluents apportent moins de 30% du débit moyen de la Pendjari qui elle-même tarit complètement une année sur deux en avril à Porga au Bénin.

Le bassin de la Comoé
Il qui draine l’extrémité sud-ouest du pays a un bassin versant de 18 000 km2;. Il prend, sa source, dans les falaises de Banfora. Son cours, coupé par des rapides et des chutes, communique avec des mares permanentes situées au pied de la falaise de Banfora, comme le lac de Tengrela. Les écoulements sont permanents. La pluviométrie relativement abondante de ces régions confère aux rivières qui s’y trouvent un régime nettement soudanien avec une augmentation des débits dès le mois de juin et les débits de crue en août/septembre pouvant atteindre 500 m3/s.

Le bassin du Niger
Il draine le nord-est et l’est du pays et a un bassin versant de 72 000 km2; . Les affluents burkinabè du Niger les plus septentrionaux sont en grande partie endoréiques - le Béli, le Gorouol, le Goudébo et le Dargol, et peuvent provoquer des crues importantes. Par contre, les affluents soudano-sahéliens - la Faga, la Sirba, la Bonsoaga, le Diamangou et la Tapoa ont des régimes un peu moins irréguliers et contribuent à la crise dite soudanienne du Niger qui se produit en septembre. Ces cours d’eau de faible débit ne forment souvent qu’un chapelet de mares.

Toutes les rivières du Burkina excepté le Mouhoun et celles du sud-ouest - bassin de la Comoé, sont temporaires: ne coulant que de juillet à octobre. En dehors du réseau hydrographique, il existe des bassins fermés qui alimentent de nombreuses grandes mares ou lacs naturels, sans écoulement permanent ou temporaire, qui occupent les bas-fonds ou les espaces interdunaires: les lac de Tingrela, de Bam et de Dem, les mares d’Oursi, de Béli, de Yomboli et de Markoye. Les observations effectuées sur la mare d’Oursi et le lac de Bam laissent penser que le fond de ces lacs se colmate par des dépôts argileux.

Le manque d’eau est souvent problématique, surtout au nord du pays.

Fotos by Christopher Roy:
Burkina Villes et paysage
186 slides of villages and landscapes in Burkina
photographed from 1970-2002



Films sur le Burkina Faso

Votre manière de nousBibliographiesEmpreinte - RéférencesSiteMap - IndexLiens